Réaliser la couverture de son livre : la boucle infinie

J’ai un problème. Cela fait quelques mois que je travaille — pas de façon très assidue ces dernières semaines, certes — sur la couverture de mon premier roman, qui devrait sortir au début de l’année prochaine.

Ayant quelques bases en dessin numérique, une licence Photoshop cc et une tablette Wacom plutôt sympa, j’ai eu envie de produire moi-même cette couverture. J’y ai travaillé de très longues heures. Et au final, le résultat est “bizarre”. Donc je me suis dit que tant pis pour mon petit égo de dessinateur médiocre, j’allais m’y prendre autrement. Avec des photos.

Manque d’images !

Je me suis ainsi tourné vers les sites de banques d’images. Et l’on y trouve de tout. Il y a tout d’abord les banques gratuites…

Oui, oui, le jeu de mot est excellent, je sais !
Oui, oui, le jeu de mots est excellent, je sais !

Le problème, c’est que ces sites sont pleins de photos sommaires, basiques, insipides, fades, je manque d’adjectifs, mais vous avez saisi l’idée. Et du coup c’est triste. Ça ne donne vraiment pas envie. Bon, je mens un peu. Il y a aussi des clichés assez fabuleux sur ces sites. Mais ils sont tellement spécifiques que c’est très difficile de trouver pile ce que l’on cherche. À part si l’on veut illustrer une thèse sur le rapport du bouddhisme à la nature. Et ces très belles photos, aussi précises soient-elles et bien qu’elles soient mises en avant par ces sites gratuits, reste une minorité. J’insiste sur le fait que la plupart des images que l’on trouve sur ces sites sont assez génériques pour être de simples photos de vacances. Ou alors pour un blog. Tiens, c’est pas con, je vais garder quelques adresses sous le coude.

bouddhisme

Et puis il y a les sites payants, par abonnement, par photo, avec des gestions de droits d’utilisation à se retourner le cerveau… Enfin bref, c’est compliqué. Mais ils proposent des tonnes de millions d’images, classées par mot clé, par modèle (lorsqu’il y a un modèle sur la photo), etc. C’est très complet, on peut taper ce que l’on veut dans le moteur de recherche, on obtient des tas de résultats. Et la plupart de ces résultats ne sont pas moches.

Ça donne drôlement faim, quand même.
Ça donne drôlement faim, quand même.

Mais le problème c’est qu’ils répondent à des critères de sélection tellement standardisés que si l’on plisse un peut les yeux, on a l’impression que toutes les photos sont les mêmes. Et ça, c’est gênant aussi. J’ai pas envie d’une couverture visuellement époustouflante mais qui n’interpelle personne, parce que ça ressemble à tout ce que l’on voit sur les pubs de parfum ou autres, à longueur de journée. Merde !

Rebrancher la Wacom

Et on en revient au départ, après avoir perdu des heures en recherches infructueuses sur les sites de banques d’image. On se dit : “Boh allez, je ne dessine pas si mal que ça ! Recommençons à zéro, ma tablette graphique et moi !”

Et voilà où j’en suis aujourd’hui. Je vais repasser une trentaine ou une quarantaine d’heures à frotter la pointe feutrée de mon stylet sur la surface recouverte de microrayures de ma tablette, les yeux concentrés sur mon écran, à jongler entre le pinceau, la plume, la gomme et la frustration.

En avant première, le Work in Progress de ma couverture !
En avant-première, le Work in Progress de ma couverture !
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