Critique Ciné : Premier Contact

Mes Oscars perso

Tous les ans je tiens une liste de ce que je vais voir au cinéma. Ça me permet de faire un petit classement perso des meilleurs et pires films — parmi ceux que j’ai eu la chance (ou malchance) de visionner sur grand écran. Je ne prends pas en compte les Blu-Ray ou DivX. Quant aux longs métrages qui sortent en décembre, mais je ne vais voir qu’en janvier, je les note sur la nouvelle année. C’est donc bien un classement très subjectif, très personnel, de mes expériences ciné.

Par exemple, en 2013, mon film préféré a été “No Pain, No Gain”, suivi par “Gravity”, “Man of Steel”, “Oblivion”, “Rush”, etc. Et le pire truc que j’ai vu cette même année, c’était “Crazy Joe”, talonné par “Die Hard 5”, “Pacific Rim”, “G.I. Joe 2”, etc. Vous avez compris le délire.

Je rêve ou il a dit que notre film c’est de la merde ?

Et donc, pour 2016 ?

Je suis moins allé au ciné en 2016. Ce que j’ai vu de pire cette année, sans aucune autre entrée dans mon classement et sans le moindre doute est “Independence Day 2”.

Quoi ? Independance Day 2 est mauvais ? Mais je joue dedans, moi, non ?

Et pour les meilleurs films : “Deadpool”, “Civil War”, “13 Hours”, “Les 8 Salopards”… en tout cas, c’était ça jusqu’à hier. Parce que j’ai tout juste vu le dernier bijou de Denis Villeneuve : “Premier Contact” et qu’il vient de ravir la première place du classement de mes films préférés de l’année. Et voilà, c’est la fin de cette longue intro !

Difficile de ne pas spoiler

Très difficile de ne pas spoiler en parlant de ce chef d’œuvre. Je peux vous conseiller de commencer par vous intéresser à la filmographie de ce grand Québécois. Regardez le fabuleux — quoique malheureusement un peu boudé sur Allociné — “Enemy”, ou le plus acclamé “Prisonners” et pourquoi pas aussi “Sicario”, même s’il est plus discutable.

Son traitement est réaliste, presque documentaire. Ses images sont propres, rien de fou-fou. Le rythme est toujours relativement lent, les personnages sont intéressants — la plupart. Et plus particulièrement pour Enemy, le réalisateur aime bien manipuler le spectateur et lui montrer des choses qui semblent être des faits, alors qu’il ne s’agit que d’interprétations (parfois fausses) de ses personnages.

Et c’est avec ce genre d’astuce que ce cinéaste prouve son génie. On se souvient avec émotion de M Night Shyamalan, lorsqu’il était encore de ce monde et c’est un plaisir de retrouver ce type d’intelligence au cinéma. Surtout à l’heure des films de superhéros (que j’aime quand même et donc, que je ne vais pas attaquer plus que ça).

Oui, très bien… Je suis toujours vivant, cela dit !

Donc, avec Premier Contact (ou Arrival chez nos amis anglo-saxons), il faut s’attendre à ce genre de film : un peu cryptique, qui s’ouvre au fur et à mesure. Il n’y a pas nécessairement un gros twist final, vous devriez pouvoir démêler l’histoire au fur et à mesure du récit mais c’est tellement beau, pur, émouvant et intéressant…

C’est si bien que ça ?

C’est encore mieux que ça ! Tout dans la subtilité, dans la douceur et la simplicité. Un matin, les humains voient une douzaine de chocapics géants se positionner tranquillement au-dessus des prairies et océans, tout autour de la planète. L’armée contacte Nestlé qui dit que “non, c’est pas une opération publicitaire de notre part ! On flippe comme tout le monde !”

Du coup, de par le globe, les pays concernés par ces étranges apparitions font appel à leurs experts pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et voir s’il est possible de dialoguer, d’échanger avec ces petits hommes verts et pourquoi pas de leur demander s’ils viennent en paix.

Ack Ack Ack Ack*
* Nous venons en paix !

Et nous, spectateurs, suivons l’opération du côté des États-Uniens, en compagnie d’une experte en langues étrangères (Amy Adams), d’un mathématicien malheureusement un peu absent (Jeremy Renner) et d’un colonel sobre mais crédible, qui a le bon goût de ne pas verser dans une énième caricature de la hiérarchie militaire (Forest Whitaker).

Je n’en dirai pas davantage. J’ai bien conscience d’avoir peu parlé du film et de n’avoir illustré cet article d’aucune image de “Premier Contact”, mais c’est vraiment une expérience cinématographique à découvrir par soi-même. À la limite, vous pouvez regarder la première bande-annonce, suffisamment intelligente pour ne pas trop révéler l’intrigue :

Et j’ajouterai tout de même avant de terminer, que la musique est belle, puissante, qu’elle est envoûtante et qu’elle complète cette œuvre à la perfection.

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