Cours de dessin gratuits et géniaux

J’en ai déjà parlé, je galère à réaliser une couverture correcte pour mon livre qui devrait sortir dans quelques mois — non, je n’ai toujours pas de date, même approximative, à communiquer. Mon idée, au départ, c’était de faire un truc super chiadé sous Photoshop, une peinture numérique fabuleuse, du genre de ce que fait un type comme Yaşar VURDEM :

C’est sublime ! Vous pouvez cliquer pour aller voir son site : https://vurdem.artstation.com/

Sauf que je n’ai pas du tout (du tout, du tout) le talent, la pratique, ni la magie du monsieur. Et ça m’agace, donc je m’acharne.

D’autant qu’en plus de cette couverture, je n’ai pas non plus abandonné l’idée de faire quelques concepts-arts aguicheurs. Il a donc fallu que je cherche une solution !

Sauvé par YouTube

Comme tout un chacun devant n’importe quel problème que la vie nous pose : “remplacement de feu arrière sur une vieille 106”, “pose de parquet flottant dans une pièce avec des coins bizarres”, “faire sa propre galette des Rois à l’apparence de pizza”, j’ai fait une recherche sur YouTube : “bien dessiner sous Photoshop lorsque l’on est terriblement mauvais”. J’ai tout d’abord trouvé des tas de vidéos vantardes d’artistes géniaux, faussement labellisée “tutoriel”. Comme les superbes vidéos de Wlop :

Ces vidéos sont très bien, mais elles s’adressent à un public qui n’a pas besoin que l’on appelle ça “tutoriel”. À la limite, j’imagine que ces gens, ces dessinateurs de talent, ces êtres divins — OK, je m’enflamme — recherchent l’inspiration, comparent leur style avec celui d’autres artistes, piochent des idées. Et donc ça c’est cool pour eux, ça leur donne d’autres axes de travail, d’autres astuces. Mais pour nous, pauvres mortels, gueux de la tablette graphique, à quoi ça sert ? À part nous faire rêver — à peu près autant que ça nous fait déprimer —, ça n’est pas très utile pour notre apprentissage du dessin.

Heureusement, YouTube est vaste.

Istebrak

J’ai donc fini par tomber sur la chaîne d’Istebrak. Ses vidéos sont longues (comptez une bonne heure en moyenne par sujet : cheveux, lèvres, yeux, peau, etc.), elles sont nombreuses, documentées, il y a différentes approches, des sessions en direct deux fois par semaine, de l’interaction avec les essais de ses “élèves”. Enfin bref, c’est extrêmement bien fait, pédagogique et intéressant.

Abonnez-vous à sa chaîne, elle n’a “que” 45 000 fans.

Par exemple, il y a les classiques “tutorials” et “how to” — ah oui, au fait, c’est en anglais ! La diction de la prof est impeccable, c’est très facilement compréhensible, à condition d’avoir quand même une certaine aisance avec la langue. Pour ces deux types de vidéo, tout est dans leur titre. Vous allez vous faire expliquer en long, en large et en travers, comment arriver à dessiner/peindre le sujet abordé.

Systématiquement, Istebrak commencera par vous donner des bases en anatomie. Elle vous expliquera par exemple ce qu’est la peau, un matériau légèrement transparent masquant nos muscles, notre chair et plus globalement des trucs rouges. Vous comprendrez comment sont composés les yeux, comment appréhender les cheveux, avant même de parler de dessin.

Puis elle entre dans le vif du sujet ,avec des premiers coups de pinceau, des photos en guise de référence. Des exemples de ce qui fonctionne, de ce qui est réel et d’erreurs à ne surtout pas commettre. C’est vraiment rempli de bon sens, d’observations pertinentes auxquels on se dit sans cesse : “Nom de Zeus, Marty !”

Dans d’autres vidéos, telles que ses “critiques” diffusées en direct tous les mardis et mercredi soir aux alentours de 22 h, heure française, Istebrak commente et retravaille les images que lui ont soumises ses abonnés Twitter. C’est encore une fois extrêmement riche en informations précieuses, on finit par comprendre et assimiler tout le processus et ça redevient un plaisir de se plonger ensuite dans ses propres réalisations, sachant enfin comment s’assurer de ce que l’on fait.

Alors même si aujourd’hui je mets toujours énormément de temps à faire ce qu’un pro ferait en douze minutes, même si au final mes œuvres ne seront certainement pas aussi abouties que le sont celles de tous ces artistes à l’expérience et au bagage autrement plus importants que les miens… je suis fier d’être revenu — un peu — sur la voie de la peinture numérique et j’ai hâte de vous montrer les fruits de ce travail acharné.

Parce que bon… il y a un peu moins de dix ans, en 2008, j’en étais là encore :

C’est un fan-art “Maliki” que j’assume difficilement. Le partager ici fait partie de ma thérapie !

 

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2 commentaires sur “Cours de dessin gratuits et géniaux

  1. Et maintenant, ça donne quoi ?

    1. C’est une bonne question, Xavier. Mais comme tu le sais bien, le but de tout ça : “dessiner moi-même la couverture de mon roman” a quelque peu raté. Puis j’ai eu bien d’autres préoccupations, j’ai revu mes priorités, mes objectifs. Le dessin, la peinture numérique n’en font plus vraiment partie.

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