Mes peintures numériques

Saviez-vous que j’étais tombé dans un pot de peinture numérique lorsque j’étais petit ? Si, comme moi, vous avez découvert l’informatique dans les années 90, vous avez aussi dû vous retrouver très rapidement nez à nez avec MS Paint et les possibilités incroyables que ce logiciel vous proposait.

Alors, en fait, non. Les possibilités de paint n’ont jamais vraiment été dingues, mais il faut voir ça avec des yeux d’enfants, vous voulez bien ? Je me suis donc rendu compte, émerveillé et transformé, que la faculté de créer des bouillies de pixels me plaisait bien.

Et le temps défile, les matériels se font plus puissants, les logiciels deviennent plus riches et nombreux, on change, on migre, on progresse. De Paint, je passe à Micrografx Photo Magic 4.0 et je me lance dans la retouche photo.

Les menus en japonais, ce n’est pas ma capture, mais tout ce que j’ai trouvé sur Google.

Et là, Hollywood peut trembler ! Je viens d’avoir accès à Internet, et entre deux montages coquins — à ce stade, je suis déjà ado, c’est normal — je colle des explosions et des boules de feu gigantesques sur tout ce que je trouve !

Je n’ai malheureusement plus ces fichiers, mais imaginez-vous des photos de paysages avec des explosions de vingt mètres un peu partout, ou bien l’affiche de Titanic sur laquelle Leo et Kate, debout à la proue de leur navire maudit, sont soufflés par des flammes spectaculaires… tout dans la subtilité, n’est-ce pas ?

« C’est bien mon p’tit gars ! Allez, plus de destruction, toujours plus ! »

Buffy contre les vampires

J’essaie de résumer en vitesse, parce que sinon cet article va être beaucoup trop long. Donc, vers mes années lycée, je migre sur Photoshop et je me focalise entièrement sur Sarah Michelle Gellar, notre superhéroïne du moment !

« y’en a un peu plus, je vous le laisse quand même ? »

Là, je fais des trucs que je publie sur Internet, je m’associe au principal site de fans français de SMG, ça se passe bien. Je m’éclate à faire des retouches photo et, progressivement, la composante « peinture numérique » commence à pointer le bout de son nez dans mon travail.

J’achète une Wacom bamboo A6 d’entrée de gamme et je fais sacrément de la merde. Oui, parce que j’ai toujours aimé dessiner, mais je n’ai jamais mis beaucoup de rigueur dans mon apprentissage de cet art — ni dans l’apprentissage de quoi que ce soit, maintenant que j’y pense !

Plus tard, je refile la minuscule tablette graphique à un pote, un voisin, je sais plus… et je m’offre une Wacom Graphire 4 A5, que je changerai au printemps 2010 pour une Intuos 4 M qui m’accompagne encore aujourd’hui !

Digital Visions et Steph-Art

Pendant des années et par périodes, je continue à m’amuser avec mes pinceaux virtuels. J’essaie aussi d’apprendre à créer des scènes en 3D avec 3ds Max, et c’est long, c’est compliqué, c’est pénible. Encore une fois, c’était beaucoup plus à but ludique que dans une vraie optique de m’améliorer que je faisais tout ça.

Comme d’habitude, je balance mes méfaits en ligne, sur des sites qui, aujourd’hui, n’existent heureusement plus.

Faire la couverture de mon premier roman

En janvier 2017, alors que j’essaie de faire moi-même la couverture de la première édition de Karine, j’écris sur ce blog que j’ai trouvé des super tutoriaux sur YouTube, et que j’admire énormément le travail d’un certain Yaşar Vurdem. Voici le lien vers l’article, si ça vous dit : https://www.stephanebehr.fr/2017/01/14/cours-de-dessin-gratuits-et-geniaux/

Et après ça, le délire ! Même si ce site n’est visité par personne, qu’il n’y a pas de lecteur, Yaşar, qui ne comprend pourtant pas un mot de français, est venu me voir sur Facebook et m’a remercié pour ce que j’avais écrit sur lui.

J’étais excité comme une groupie. On a discuté un peu, je lui ai expliqué mes soucis avec mon projet, il a gentiment évité de me blesser en me disant que ce que je faisais n’était pas si mal. Bref, on est devenus potes.

Quelques années plus tard, on a enfin eu l’occasion de bosser ensemble pour trois magnifiques illustrations… qui auraient dû faire les couvertures de la trilogie Karine chez Évidence Éditions, mais ça ne s’est finalement pas fait *damn*.

Au moins, ça fait de sublimes marque-pages !

Aujourd’hui

J’en ai marre d’être simple spectateur de tout ça. J’ai suivi quelques tutoriaux de mon pote Yaşar. Tutoriaux que vous pouvez vous procurer, juste ici : https://www.artstation.com/vurdem/store et maintenant, je suis dans une phase où j’ai envie, fort des astuces et outils de mon chouette mentor, de commencer à faire enfin un truc qui me passionne depuis bientôt vingt-cinq ans — putain, que je suis vieux — : de la peinture numérique. Et cette fois-ci, j’ambitionne de produire des résultats dont je puisse être fier.

J’en suis encore à mes balbutiements, mais comme j’ai un joli site — celui-ci —, je viens d’y rajouter une galerie avec mes premiers travaux et je compte bien alimenter cette galerie aussi fréquemment que possible. Peut-être même que je referai quelques photos que je viendrai coller là aussi. On verra.

Allez donc y jeter un œil : https://www.stephanebehr.fr/peintures-numeriques.

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