Écriture

L’envie d’écrire

Depuis l’adolescence, occasionnellement, j’écris. Des choses de qualité souvent médiocre, parfois discutable, rarement partageables. Jusqu’à mes trente ans, je n’avais jamais envisagé d’écrire quelque chose sérieusement, avec l’objectif d’être lu, et le désir que mon histoire soit appréciée. Aussi, mes textes n’étaient jamais plus longs que des nouvelles. Il s’agissait souvent de bricolages assemblés à partir de mes fantasmes d’adolescent ayant grandi dans les années 90, au milieu des Die Hard, élevé avec les premiers films de Michael Bay, ébahi devant les chorégraphies délirantes des succès de John Woo.

Bad Boys II - 2003
Bad Boys II – 2003

Mes premiers écrits relatent donc des histoires de super agents spéciaux, aux prises avec des organisations terroristes puissantes, ayant des rapports houleux avec leur hiérarchie et au final, sauvant le monde in extremis, dans un mélange de panache et de désinvolture. Tous comme les héros et situations que l’on retrouve dans ce cinéma qui m’a tant nourri.

L’adolescence s’installant en moi, les hormones faisant leur travail, lorsque, toujours occasionnellement, je décide d’ouvrir Word pour y allonger des idées, j’ajoute à mes scènes de combat, d’action et de courses-poursuites, de nouveaux ingrédients. J’y intègre de la sensualité, des situations un peu plus perverses, et une bonne grosse dose de sexe primaire qui tâche. C’est globalement assez mal construit, trop court, pas documenté, absurde et de moins en moins partageable, mais c’est un merveilleux défouloir.

Je ne suis plus adolescent depuis un petit moment. J’ai continué cependant à écrire. Toujours sur ces thèmes qui me plaisaient et pour lesquels je disposais déjà d’une foule d’adjectifs. J’ai écrit pour mon épouse et moi, des nouvelles coquines à lire ensemble, des aventures fantastiques, chaudes et rythmées, mais toujours de qualité trop médiocre pour être partagées. Peu importe. L’idée était de garder mes textes pour moi-même. C’est beaucoup trop personnel, beaucoup trop intime.

On s’y met pour de vrai

En 2012, je me dis qu’après tout, j’ai lu pas mal de livres et tous ne sont pas non plus vraiment brillants. Et puis j’ai noirci suffisamment de pages à l’Arial 11 pour décider que oui, je pourrais aussi me lancer pour de vrai dans quelque chose d’un peu plus sérieux. Passé l’excitation, la fébrilité de s’imaginer auteur… Qu’est-ce que j’écris ? Un truc de cul ? Non, je n’oserais pas. Peut-être une bonne histoire de science-fiction.

Pendant des semaines, je cogite à ce que serait la Terre, l’humanité, dans quelques siècles. Je griffonne un premier chapitre qui me plaît bien. Je continue douloureusement et lentement, essayant d’apporter du réalisme et du détail à un monde qui ressemble tantôt à Blade Runner, tantôt à Minority Report et beaucoup trop à Ghost in the Shell.

Ghost in the Shell - 1995
Ghost in the Shell – 1995

Je mets cette idée en pause. Pour information, en parallèle : je suis marié, j’ai un enfant en bas âge et j’ai un travail à temps plein, donc ce n’est pas non plus comme si je m’ennuyais particulièrement.

Au final, je ne vais jamais réussir à avancer. Tous les ans, Tom Cruise débarque au cinéma avec son grand sourire et reprend dans chacun de ses films, une ou plusieurs de mes idées. OK Tom, tu gagnes ce round. Je laisse tomber la science-fiction… Pour le moment.

Karine

Été 2015. Puisque c’est comme ça, je reviens à ce que j’ai déjà écrit à maintes reprises. De l’action, du suspense, de la violence, et du sexe. Mais cette fois-ci, il sera question de partager ce texte, de le faire lire, d’en assumer la paternité et de trouver un éditeur qui voudra également le porter. OK, pas de problèmes ; désormais je suis prêt.

Il m’a fallu un peu moins de trois mois pour écrire le premier tome de Karine. Je me suis documenté sans arrêt pour obtenir quelque chose de réaliste. J’ai parcouru les plans des villes dans lesquelles allait se dérouler mon action ; les fiches techniques de véhicules militaires ; j’ai épluché des données médicales (et demandé conseil à des gens qui savent), j’ai utilisé mes bonnes connaissances en informatique pour m’assurer de ne pas tricher sur les détails technologiques, comme c’est le cas dans la plupart des romans et dans absolument tous les films ou séries. J’ai écrit, réécrit, relu, complété, re-relu, corrigé, etc. Je pensais jour et nuit à ce roman, cette intrigue, ces personnages. J’ai aussi été bien aidé par des amis et de la famille, qui m’ont également lu, ont débattu avec moi sur le contenu, m’ont permis de corriger des milliards de petites fautes… Oui, j’ai été bien entouré.

La sortie du livre est programmée au 26 septembre 2017, voici le pitch de ce thriller, pour adultes avertis :

Les services secrets français mettent au point une opération d’infiltration risquée ayant pour objectif de porter un coup fatal à Daesh. Malheureusement, tout ne se déroulera pas comme prévu. Plongez dans l’enfer de la séquestration et le suspense d’une enquête musclée. Parcourez le monde aux côtés d’un groupe de jeunes femmes hors du commun dans cette lutte viscérale contre l’horreur, où le sexe torride, la violence et la mort se croisent en permanence.

Vous pouvez déjà lire gratuitement les deux premiers chapitres, ici : https://www.stephanebehr.fr/karine-tome-1-extrait et commander votre roman [ici] ou [là], ou encore [ici], voire [ailleurs]